Lundi
30
novembre
Toi, Seigneur ! Tu es bon, prompt à pardonner, et grand en bonté envers tous ceux qui crient vers toi.
Psaume 86. 5
Nous croyons que nous sommes sauvés par la grâce du Seigneur Jésus.
Actes 15. 11
Pardon immérité

On raconte qu’une femme en larmes s’approcha de Napoléon pour solliciter une grâce en faveur de son fils. L’empereur répondit que c’était impossible ; ce jeune soldat avait déserté et même trahi, donc la justice exigeait qu’il soit fusillé.

- Mais je ne demande pas justice, supplia la mère. Je plaide pour une grâce.

- Madame, je vous répète que votre fils ne mérite pas de grâce, répète Napoléon.

- Sire, s’écria la femme, ce ne serait pas une grâce s’il la méritait ! Une grâce, c’est tout ce que je demande !

- Eh bien, dans ce cas, je lui accorde la grâce.

Et l’empereur l’épargna.

Je ne peux pas gagner la faveur de Dieu en lui présentant de bonnes actions ou en cherchant des excuses. Mais si je fais appel à sa compassion infinie, à sa miséricorde immense, je ne serai jamais déçu : il accorde gratuitement sa grâce et le salut à celui qui se tourne vers lui. En effet, admettre qu’on ne peut rien tout seul, qu’on est perdu, qu’on n’a pas de solution, c’est reconnaître aussi que Dieu existe, qu’il peut et veut me sauver. Il nous aime vraiment, d’un amour éternel (Jérémie 31. 3), immérité (Romains 5. 6), même si nous nous sentons misérables, indignes d’être aimés. C’est justement pour ces personnes-là que Jésus est venu : “Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs à la repentance” (Luc 5. 32). La repentance, c’est bien lui apporter sa misère, son indignité, ses fautes. Faites-le simplement et vous aurez immédiatement la certitude de son pardon ; vous connaîtrez sa grâce et sa paix.